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Une nouvelle étape est franchie, l’achèvement du Programme Technique Détaillé

Le projet de barrage à usages multiples de Pouembout poursuit son avancée, le Programme Technique Détaillé est maintenant achevé et ouvre la voie à la rédaction du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE).

En effet, avec la société SAFEGE comme Assistant à Maitrise d’Ouvrage, les services de la province Nord ont finalisé la rédaction du programme qui marque la dernière étude de programmation menée avant le choix du groupement d’entreprises qui sera chargé de concevoir et réaliser l’ouvrage. Ce document constitue la pièce maitresse du marché public de conception-réalisation. En somme, le programme constitue le cahier des charges de l’opération de construction du barrage à usages multiples de Pwëbuu (Pouembout).

L’objectif de ce document est de cadrer le travail qui devra être mené par les candidats à la conception-réalisation de l’ouvrage. Il fait donc apparaître l’ensemble des objectifs, des besoins et des contraintes du projet ainsi que les détails techniques et réglementaires qui les accompagnent.

Ainsi, l’ouvrage devra notamment répondre aux exigences suivantes :
• Localisation à l’aval immédiat de la confluence de la Poualoa et de la Ouendé
• Ouvrage de type barrage poids en béton compacté au rouleau
• Barrage de classe A dimensionné pour résister à une crue d’occurrence 100 000 ans
• Hauteur de 37 m pour un volume utile de 9.9 millions de m3
• Lac de retenue à plein bord ne devant pas dépasser, hors crue, l’altitude du « point zéro »
• Fonctionnement par lâchers d’eau, avec la possibilité de connexion d’une conduite dans le futur
• Production d’hydroélectricité par turbinage
• Maintien du débit minimum biologique minimum et prise en compte de la continuité écologique et sédimentaire

Le programme précise également l’ensemble des éléments qui devront encadrer le chantier de construction, ainsi que les attendus en matière de mise en service de l’ouvrage et de formation de l’exploitant. L’ensemble des éléments nécessaires pour garantir la sécurité de l’ouvrage et celle de la population est également défini dans le programme.

Ce document majeur étant désormais réalisé, il ouvre donc la voie à une dernière phase technico-administrative : la rédaction du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE).

Pour en savoir plus sur le DCE et le barrage de Pwëbuu (Pouembout), suivez les actualités !

Remise des offres pour le démarrage des études du projet de territoire ce 23 mai 2022 !

Le projet de territoire est un projet d’envergure pour la province Nord, qui concerne la réalisation d’un plan de développement multithématiques de la zone Voh-Koné-Pouembout qui est étroitement lié à la construction du barrage et aux opportunités que cela va dégager. Il s’articule autour de trois enjeux majeurs :

  • Le développement agricole
  • Le développement économique
  • La gestion et le partage de l’eau

Un appel d’offre pour retenir un groupement en charge du démarrage de cette étude a été lancé le 05/04/2022. Les dossiers réceptionnés ce 23 mai 2022 vont être analysés. La description de ce projet est indiquée dans la partie Développement du site du barrage.

Le projet de Barrage et les réseaux agricoles à la Fête Agricole de Pouembout

La Fête Agricole de Pouembout, évènement incontournable de la commune et de la zone VKP, s’est déroulée le samedi 4 septembre 2021. L’équipe projet barrage et le service agricole de la DDEE ont saisi l’occasion pour y présenter le projet de barrage et les projets de réseaux agricoles ainsi que pour répondre aux questions des habitants et agriculteurs de la zone, principaux concernés par ce projet de grande envergure.

Les visiteurs ont pu faire le tour du stand de la province Nord où affiches, cartes et animation virtuelle au-dessus du futur plan d’eau de la retenue étaient au rendez-vous. Une bonne occasion d’interroger nos équipes sur les avancées du projet et ses répercussions attendues en termes de sécurisation de la ressource en eau.

Levé topographique de précision avec la technologie LiDAR

Dans le but d’avoir des données topographiques de qualité sur la Pouembout, la province Nord a commandé une campagne d’acquisition héliportée utilisant la technologie LiDAR (pour Light Detection and Ranging).

Le survol, qui a duré deux jours, a permis de couvrir une surface totale de 6000 ha (voir carte),de collecter un nuage de 2,4 milliards de points ainsi que des orthophotos (photos aériennes géoréférencées).

Cette technologie LiDAR fonctionne à l’image d’un écho sondeur de bateau qui analyse et cartographie les fonds marins.

Après interprétation des données collectées, un Modèle Numérique de Terrain (MNT) représentant la topographie de la zone couverte est créé avec une précision centimétrique (5 cm en altimétrie et 10 cm en planimétrie).
Ces données de grande précision seront utilisées pour les études suivantes :

  • Les études environnementales en cours, notamment pour les différentes modélisations numériques nécessitant des données topographiques de précision (ex : modèle hydrologique) ;
  • L’évaluation des processus d’érosion des sols par comparaison levés réalisés précédemment ;
  • Les études préalables pour l’ensemble des travaux connexes envisagés dans le cadre du projet (ex : pistes d’accès au futur ouvrage.)

Pêches électriques sur la rivière de Pouembout et ses principaux affluents

Afin de pouvoir évaluer les impacts du futur barrage sur les milieux naturels et de proposer des mesures d’évitement, de réduction et de compensation de ces impacts, il est indispensable d’en déterminer l’état initial, et en particulier celui du milieu aquatique. C’est la vocation qu’ont eu les pêches électriques réalisées lors d’une campagne de cinq jours sur la Pouembout et ses principaux affluents (Napwé Bané, Poualoa, Ouendé).

Une pêche électrique est un dispositif consistant à injecter un faible courant dans l’eau à l’aide d’une électrode pour paralyser un court instant les poissons situés à proximité de celle-ci. Les espèces sont ensuite récupérées à l’aide d’une épuisette puis mesurées, pesées et relâchées.

Les espèces de poissons, d’anguilles et de crevettes ont été inventoriées et dénombrées grâce à ce dispositif sur un total de douze sites ou stations, correspondant chacun à un tronçon de rivière d’environ une centaine de mètre de longueur. Les équipes en ont profité pour prélever des échantillons de chair sur les animaux capturés afin de déterminer les teneurs en métaux dans les tissus ainsi que de l’ADN environnemental dans l’eau de la rivière donnant une indication sur les espèces présentes en amont des sites collectés.

Les données recueillies seront comparées aux précédentes pêches électriques réalisées sur la zone en 2004, 2013 puis 2019 et serviront à caractériser l’état initial de la faune aquatique ainsi qu’à identifier les éventuelles tendances d’évolution des espèces présentes et de leur nombre.

LA PROVINCE NORD A LANCE UN « SOURCING » !

Le « sourcing » ou sourçage en français permet à un acheteur de confronter les capacités des opérateurs économiques à ses propres besoins au travers de séances d’échanges ou de questionnaires transmis aux entreprises. Cette pratique, très utilisée par les acheteurs dans le domaine des marchés de fournitures est au contraire assez récente en matière de marché d’études et de travaux.
Cette démarche permet de garantir l’efficience de la commande publique. Elle a été lancée par la province Nord pour connaître les capacités et les contraintes des entreprises locales et internationales à répondre à l’appel d’offre de conception réalisation du barrage de Pouembout.
Ainsi, la collectivité provinciale a lancé le 11 juin 2021 un avis de « sourcing » pour la réalisation d’un barrage de classe A sur la commune de Pwëbuu (Pouembout). Ce sont 11 entreprises qui ont répondu à un questionnaire détaillé portant sur différentes thématiques relatives à la mise en œuvre du projet.
L’analyse des questionnaires est en cours et les résultats du sourcing permettront d’ajuster le Dossier de Consultation des Entreprises qui sera rédigé fin 2021.

LA PROGRAMMATION DU BARRAGE EST EN COURS

L’arrêt d’un scénario unique lors du comité de pilotage de validation de la phase 2 a permis le lancement, en octobre 2020, de la phase 3, correspondant à la rédaction du programme technique, financier et fonctionnel.
Le programme rassemblera l’ensemble des informations et des directives destinées aux concepteurs et autres intervenants pour la réalisation de l’ouvrage. Il constitue une pièce essentielle du dossier de consultation des entreprises qui sera fourni au moment de l’appel d’offres.
Les résultats de la phase 3 sont attendus pour fin 2021.

Matérialisation du point zéro

Etape clé pour le dimensionnement du barrage de Pouembout, la matérialisation du « Point zéro » a rassemblé le 20 août 2020 des représentants des tribus de Pwëutë (Paouta) et Wëté (Ouaté) et de la province Nord.
Ce « Point zéro » est défini comme la limite haute de la retenue normale du barrage, c’est-à-dire, le niveau maximal du plan d’eau rempli, hors périodes de crues. Il a été fixé à l’altitude de 91m NGNC1 et acté par la signature, le 06 septembre 2020, d’un procès-verbal de matérialisation par le conseil des chefs clans de la tribu de Pwëutë (Paouta).
La définition du « Point zéro » a permis d’arrêter un scénario unique de barrage en comité de pilotage le 9 septembre 2020. Ainsi, le barrage envisagé correspond à un ouvrage de 9,9 millions de m3 pour une hauteur de 36m. Le plan d’eau rempli représente une surface de 120 ha.

Elaboration d’un Projet de territoire sur la zone d’influence du barrage à usages multiples de Pouembout, dans la zone VKPP, et animation de la démarche associée

Le projet de territoire constitue l’outil d’accompagnement pour optimiser les effets et les impacts socio-économiques de l’investissement relatif au barrage mais aussi pour créer les conditions d’une bonne adhésion au projet dès sa phase de conception.

Les grands enjeux identifiés et auxquels il devra répondre sont illustrés dans le schéma.

L’objectif du Projet de territoire est de dessiner une vision du développement induit par le barrage de Pwëbuu (Pouembout) dans sa zone d’influence et d’élaborer un programme d’intervention à court, moyen et long termes, permettant sa réalisation, le tout fondé sur une large concertation et une volonté d’équilibre écologique des lieux.

Ainsi, il vise à :

  • Encadrer la gestion de la ressource (usage, partage, sécurisation, préservation) ;
  • Définir un schéma du développement agricole ;
  • Révéler les autres potentiels et tirer le meilleur parti du barrage, en termes d’aménagement, de développement économique, de valorisation territoriale et patrimoniale, de paysage et d’identité du territoire

 Le cahier des charges du Projet de territoire a été rédigé par la cellule Prospective et Développement en collaboration avec l’équipe projet barrage. Le lancement de la consultation a eu lieu début avril 2022 et s’achèvera fin mai 2022.

 Si le barrage permettra une sécurisation de la ressource, le mode par lâcher d’eau implique le développement d’infrastructures au niveau AEP et agricole pour le prélèvement et la distribution de l’eau. La réflexion sur les volets AEP et agricole du Projet de territoire a d’ores et déjà été initiée.

Evaluation de la capacité du champ captant actuel à exploiter les volumes nécessaires pour l’alimentation en eau potable des populations et, le cas échéant, proposition de solutions alternatives

L’alimentation en eau potable de la zone Koné Pouembout est en grande partie assurée par un prélèvement dans la nappe alluviale de Pouembout. Les trois ouvrages de prélèvement actuels risquent de ne pas suffire au développement urbain, au regard de leur âge et de leur caractéristiques.

Par ailleurs, la réalisation prochaine du barrage Pouembout et des équipements associés ouvre une perspective de soutien d’étiage pour la nappe alluviale qui permettrait de développer les prélèvements sur la nappe de la Pouembout.

Un appel d’offres est donc en cours pour réaliser une étude ayant pour but d’évaluer les capacités des ouvrages actuels dans les conditions futures (barrage en fonctionnement) et de déterminer si la zone de champ captant actuelle reste la zone optimale. Si ce n’est pas le cas, l’étude proposera la mise en œuvre  d’un ou plusieurs ouvrages complémentaires.